Lundi 2 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

, , ,

Barrick et Randgold fusionnent pour devenir le numéro un mondial de l’or

La sud-africaine Randgold  a finalement fusionné avec la canadienne  Barrick Gold. La transaction qui  représente $18,3 milliards, dette exclue, donne naissance au  numéro un mondial de l’or  en termes de capitalisation boursière. Avant la fusion, Randgold avait une capitalisation de 4,6 milliards de livres (5,12 milliards d’euros) tandis que Barrick Gold valait   18,78 milliards de…

Mark Bristow, PDG de Barrick Gold Corporation.

La sud-africaine Randgold  a finalement fusionné avec la canadienne  Barrick Gold. La transaction qui  représente $18,3 milliards, dette exclue, donne naissance au  numéro un mondial de l’or  en termes de capitalisation boursière.

Avant la fusion, Randgold avait une capitalisation de 4,6 milliards de livres (5,12 milliards d’euros) tandis que Barrick Gold valait   18,78 milliards de dollars canadiens (12,4 milliards d’euros), selon Thomson Reuters.

En tenant compte de la dette, la valeur d’entreprise de la nouvelle entité  ressort à 24,1 milliards de dollars. Peu avant la fusion, Randgold a annoncé un dividende  record de 2,69 dollars par action, contre 2,00 dollars initialement annoncé, pour un montant total de 65 millions de dollars distribués aux actionnaires.

 

Répercussions en Afrique

Randgold est actif en Afrique où il possède notamment deux mines à Loulou-Gounkoto au Mali et Kibali en République démocratique du Congo. 

A la suite de cette transaction, les responsables de la minière ont tenu des conférences de presse dans certains pays clés, notamment en  Côte d’Ivoire  et au Mali.

 

Ainsi  Dr Dennis Mark Bristow, ex DG de Rangold, promu à la tête de Barrick Gold à l’issue de l’opération, est catégorique: l’avenir de l’entreprise se jouera en Afrique. « Nous allons vendre nos actifs en Australie et en Asie-Pacifique pour nous concentrer sur l’Afrique et l’Amérique », déclarait-il lors de son passage à Abidjan.

  Mark Bristow estime par ailleurs que l’opération Randgold -Barrick n’est pas un rachat d’une société par l’autre, ni une absorption mais « une  mise en commun des actions ».

Pour par sa part,  Mamadou Samaké, Directeur Afrique de l’Ouest de Randgold, a tenu à rassurer le personnel malien: «ce changement n’aura aucune incidence sur les emplois de Randgold qui seront préservés, voire consolidés». La fusion intervient, rappelons-le,   après  que  la société  Randgold  ait obtenue des  autorités maliennes une réduction d’impôts de 50 % sur les quatre prochaines années.

 Avec une contribution de 6% dans le PIB du Mali, Randgold devrait augmenter son apport suite à  l’ouverture prochaine du complexe minier de Loulo-Gounkoto.

Pour rappel, le Mali est le troisième producteur d’or du Continent, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana. Le groupe Randgold est présent au Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo.

Financial Afrik Premium