Le taux de chômage en Côte d’Ivoire serait de 2% en 2018. L’éléphant se trouverait dans la situation rare du plein emploi. Ces affirmations faites le 25 octobre par le ministre de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mamadou Touré, lors d’une rencontre avec l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI),
ont du mal à convaincre à voir les nombreuses réactions à travers les réseaux sociaux.
Étayant ses propos, le ministre estime que le taux de chômage a suivi une tendance baissière depuis 2012, passant de 9 à 2%. À l’époque, le ministère de l’Emploi et le Bureau International du Travail (BIT) avaient réalisé une enquête approfondie. Selon le ministre, 2 millions d’emplois ont été créé depuis l’arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara.
Ces chiffres sont à rapprocher des estimations de la Banque Africaine de Développement (BAD) dans son rapport intitulé «Perspectives économiques de l’Afrique de l’Ouest» du mois de mars 2012. Pour la Banque africaine,
la part cumulée des emplois vulnérables et des chômeurs dans la population active a atteint un pic entre 70 % et 90 % en Côte d’Ivoire.
La définition du chômage selon le BIT porte sur la main d’œuvre des personnes sans emplois, à la recherche d’un emploi (donc inscrits à un bureau de chômage?) et qui sont disponibles pour occuper un emploi. La question est certainement de savoir la part de l’informel et des emplois précaires parmi les 98% d’ivoiriens qui ont un travail.




