A la sortie de la réunion des chefs d’Etat de la Communauté économique de l’Afrique Centrale (CEMAC), tenue le 25 octobre à N’Djamena (Tchad), le sourire, crispé certes, était de règle. La dévaluation ne figure pas parmi les principales mesures prises en marge de cette rencontre cruciale.
Par contre, l’esprit coercitif de la réunion extraordinaire de décembre 2016, marquée, l’on se rappelle, par une sorte de mise de la Zone CEMAC sous administration provisoire du FMI, n’a pas encore disparu.
En clair, le mot d’ordre reste la poursuite de la stabilisation des réserves de change. Dans ce cadre, les États ont insisté entre autres sur le rapatriement intégral des recettes d’exportation et l’application stricte des mesures contenues dans les programmes conclus avec le FMI.
La Banque Centrale de la zone (BEAC) est appelée à poursuivre l’application de toutes les mesures de son ressort pour la sortie de crise et lecmaintien de la stabilité monétaire et financière.
De manière spécifique, la Commission bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac) est invitée à renforcer la supervision prudentielle des établissements de crédit afin de garantir la stabilité financière.
