La fin du contrat liant l’Aéroport de Libreville (ADL) et l’Etat gabonais était attendue depuis plusieurs mois. C’est désormais chose faite dans ce qui, selon certains observateurs, est qualifié d’une nouvelle illustration du nationalisme économique à la Ali Bongo. Moins prosaïques, d’autres sources parlent de la poursuite de « l’olamisation » de l’économie gabonaise. En attendant, le Directeur…
Publié le 21 octobre 2018 · 2 min de lecture
LeDirecteur Général d'ADL, Daniel Lefèbvre, contraint au départ.
La fin du contrat liant l’Aéroport de Libreville (ADL) et l’Etat gabonais était attendue depuis plusieurs mois. C’est désormais chose faite dans ce qui, selon certains observateurs, est qualifié d’une nouvelle illustration du nationalisme économique à la Ali Bongo. Moins prosaïques, d’autres sources parlent de la poursuite de « l’olamisation » de l’économie gabonaise. En attendant, le Directeur Général d’ADL, Daniel Lefèbvre , vient de le confirmer, après plus de 30 années passées au service de 21 millions de passagers ayant transité à l’aéroport de Libreville, la société signe son acte de retrait.
Le passage de relais pour la gestion de l’aéroport de Libreville au groupe Gabon Special economic zone (GSEZ) Airpor, n’est pas une surprise puisque le contrat de concession liant le Gabon d’une part et, d’autre à part, à Egis et Aéroport de Marseille Provence pour la gestion et l’exploitation dudit aéroport depuis 1988 est arrivé à expiration le 30 juin à minuit. Depuis plus de cinq ans, ADL a tenté de reconduire totalement ou partiellement ce contrat en proposant un plan d’investissement de 35 milliards de Franc CFA pour l’extension du terminal actuel et le versement d’une redevance à percevoir sur les passagers. Des propositions qui n’ont pas reçu une oreille attentive du côté du Palais de bord de mer.
La zone économique spéciale du Gabon (GSEZ) SA est un partenariat stratégique entre la République Gabonaise, Olam International et Africa Finance Corporation, qui a pour mission de développer les infrastructures pour améliorer la compétitivité industrielle du pays et construire un écosystème propice aux entreprises.
GSEZ SA a entrepris le lancement d’une zone économique spéciale de 1126 ha à Nkok (à 20 km de la capitale Libreville) en 2010, après l’interdiction des exportations de bois brut, pour mettre en place un écosystème adapté et une infrastructure de niveau mondial, afin de faciliter le traitement secondaire et tertiaire du bois, ainsi que d’autres ressources naturelles au Gabon.
ADL doit sa dénomination au premier Président de la République Gabonaise, Léon Mba, (17 Août 1961 – 28 Novembre 1967).