En cette période active de travaux de construction des bâtiments, le Groupe marocain Les Ciments d’Afrique (CIMAf) qui jouit pourtant d’une situation de monopole n’arrive pas à approvisionner suffisamment les chantiers et les particuliers en ciment depuis deux mois dans la capitale, Libreville. A cause de la pénurie du ciment, le prix de la tonne…
Publié le 11 septembre 2018 · 2 min de lecture
CIMAF sous pression.
En cette période active de travaux de construction des bâtiments, le Groupe marocain Les Ciments d’Afrique (CIMAf) qui jouit pourtant d’une situation de monopole n’arrive pas à approvisionner suffisamment les chantiers et les particuliers en ciment depuis deux mois dans la capitale, Libreville. A cause de la pénurie du ciment, le prix de la tonne est passé de 77 000 francs CFA à 120 000 F CFA.
Le 19 juillet 2017, le gouvernement avait pris un arrêté portant interdiction temporaire d’importer le ciment pour une durée de deux ans. Parallèlement le groupe indien Africa Cement a pris du retard dans l’implantation de son usine de fabrication de ciment située dans la Zone économique de Nkok. Celle-ci devait être opérationnelle au cours du 1er trimestre 2018.
Cette situation pénalise l’Etat dont les chantiers tournent au ralenti. Pour ne pas obliger le gouvernement à « revoir en profondeur » les termes de la convention passée avec l’industriel marocain, ses dirigeants ont très vite soumis un plan de reprise du marché d’approvisionnement en ciment.
Cimaf Gabon produit 350 000 tonnes de ciment par an auxquelles s’ajoutent les 500 000 tonnes annuelles existantes produites par Cimgabon (Ciments du Gabon) depuis août 2015, ramenant ainsi à 850 000 tonnes par an la production destinée à un marché local de 650 000 tonnes.