26,4% des Ivoiriens font partie de la classe moyenne, selon l’étude « Le réveil des classes moyennes ivoiriennes ? » présentée ce jeudi à Abidjan et menée par l’Ensea, l’école nationale de statistique, avec l’appui de l’AFD, l agence française de développement. Un chiffre qui reste bien en deçà de celui du Brésil (61% de…
26,4% des Ivoiriens font partie de la classe moyenne, selon l’étude « Le réveil des classes moyennes ivoiriennes ? » présentée ce jeudi à Abidjan et menée par l’Ensea, l’école nationale de statistique, avec l’appui de l’AFD, l agence française de développement. Un chiffre qui reste bien en deçà de celui du Brésil (61% de la population) ou encore du Vietnam (75%).
Cette classe, qui gagne plus de « 4 dollars par jour », ne tient pas compte des 5% les plus riches, et a certainement profité de la forte croissance économique de ces dernières années. Elle reste cependant insuffisant pour booster la consommation et constituer un levier important pour la croissance, selon Hughes Kouadio, directeur de l’ENSEA et l’un des auteurs de l’étude.
A 60% urbaine, cette catégorique est présentée comme «hétéroclite ». 48,1% des chefs de ménage de cette classe est sans éducation et 79%, composé d’agriculteurs, d’acteurs du secteur informel et de retraites, est dans une position fragile qui peut basculer à tout moment.
Abidjan, avec le quart de la population ivoirienne estimée à 24 millions d’habitants, concentre 16% de cette classe moyenne. Toutefois il faut noter que cette classe est en évolution. Par exemple , le groupe CFAO vient d’ouvrir, en juin dernier, son deuxième centre commercial Playce de standing international en moins de deux ans, devrait ouvrir un troisième dans les tous prochains mois.
Adama WADE
Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis plus de 20 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions, notamment La Vie Industrielle et Agricole, La Vie Touristique, Demain Magazine, Aujourd’hui Le Maroc et Les Afriques. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.