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Maroc: Le Roi Mohammed VI limoge 4 ministres

Recevant, ce mardi 24 octobre au Palais Royal de Rabat,  le rapport de la Cour des Comptes à propos des retards accusés par les projets de la province  d’Al Hoceima, le Roi Mohammed VI a immédiatement procédé au limogeage de 5 grosses personnalités. Selon un communiqué du cabinet royal cité par l’agence MAP, plus aucune…

Recevant, ce mardi 24 octobre au Palais Royal de Rabat,  le rapport de la Cour des Comptes à propos des retards accusés par les projets de la province  d’Al Hoceima, le Roi Mohammed VI a immédiatement procédé au limogeage de 5 grosses personnalités.

Selon un communiqué du cabinet royal cité par l’agence MAP, plus aucune responsabilité officielle ne sera confiée à l’avenir à ces cinq personnes.

il s’agit avant tout de l’emblématique Mohamed Hassad, ministre de l’Interieur au moment des faits  et actuel ministre de l’Education. Plusieurs fois Wali (equivalent de gouverneur de région) et préposé aux fonctions clés comme celle du PDG de la Royal Air Maroc, M. Hassad faisait figure d’intouchable.

Également limogés,  El Houssaine El Ouardi, ministre de la Santé et Mohamed Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat sous Benkirane et El Othmani.

Deux autres gros départs  sont relevés en dehors de la sphère ministérielle. Il s’agit de Larbi Benckheikh, secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle et ancien DG de l’OFPPT, jusque-là crédité d’une carrière  exemplaire.

Mais c’est certainemet le départ du très royaliste  Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’Office national d’eau et d’électricité, qui ne manquera pas de susciter des remous. Le bilan de ce technocrate tant dans le programme de racccordement du monde rural à l’eau potable que dans celui, stratégique, de la fusion des offices  de l’eau (ONEP) et d’électricité (ONE) pour donner l’ONEE, laissait présager d’une trajectoire toute autre.

C’est clair, les événements d’Al Hoceima sont passés par là. L’autorité suprême a préféré prendre en compte les attentes des populations concernées en s’appuyant sur un rapport, somme toute  acccablant, plutôt qu’invoquer le motif «services rendus» qui aurait suffi pour le maintien de certains des hauts  fonctionnaires.

Se faisant, le Roi Mohammed VI fait monter  le royaume d’un cran dans l’ère de la reddition des comptes. Du reste, le premier ministre devra, en  ce qui le concerne, réajuster son équipe ministérielle pour faire face  aux urgences.

 

 

 

 

 

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