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Agrobusiness en Afrique : un marché de 1000 milliards de dollars à l’horizon 2030

Un rapport dévoilé en marge du Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) qui se déroule en ce moment à Abidjan révèle les enjeux de l’Agrobusiness à moyen terme. Intitulé Africa Agriculture Status Report (AASR), le document estime que la prochaine révolution africaine sera agricole. Et de mettre en exergue l’avantage des PME et…

Présidente de l’Agra depuis septembre 2014, Agnès Kalibata est l’ancienne ministre rwandaise de l’Agriculture et des ressources animalières.

Un rapport dévoilé en marge du Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) qui se déroule en ce moment à Abidjan révèle les enjeux de l’Agrobusiness à moyen terme. Intitulé Africa Agriculture Status Report (AASR), le document estime que la prochaine révolution africaine sera agricole. Et de mettre en exergue l’avantage des PME et des petits exploitants qui pourront gagner 1000 milliard de dollars chaque année dès 2030  en substitution des importations alimentaires et grâce à la transformation et à la mise en place d’industries de transformation au niveau local.

Commentant le rapport,  Dr Agnes Kalibata, président de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), commanditaire de l’étude, a déclaré: « l’Afrique a les ressources, les compétences et la capacité humaine pour  passer de son statut d’importateur au statut d’exportateur et de consommateur d’aliments produits en Afrique ».

Aux yeux du président de l’AGRA, la révolution verte africaine doit être différente de celle qui a été expérimentée un peu partout de par le monde. Cela nécessite une approche inclusive associant des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d’approvisionnement alimentaires étendues et des possibilités d’emploi pour des millions, y compris ceux qui passeront à l’agriculture. En fait, un modèle inclusif à l’opposée de l’agriculture commerciale à grande échelle avec des procédés de transformation employant peu de personnes et exigeant des niveaux capitalistiques élevés.  

L’Afrique importe actuellement 35 milliards de dollars de produits alimentaires par an selon le rapport. Ce montant devrait passer à 110 milliards de dollars en 2025 si rien n’est fait pour améliorer la productivité des chaînes de valeur sur le continent. Le rapport met en exergue le rôle clé du secteur privé: « Les PME créent une impressionnante valeur ajoutée tout le long de la chaîne. Les grandes entreprises et les hypermarchés ont aussi un rôle à jouer », déclare Peter Hazell, directeur technique du rapport.


Albert Savana, Abidjan
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