Le Conseil représentatif des noirs de France (CRAN) a été la dernière association reconnue à être reçu par le President Blaise Compaoré. Ce qui, transposé dans les scènes de la criminologie, en ferait un coupable ideal aux yeux de tout enquêteur.
L’entrevue a eu lieu le 21 octobre, une semaine avant la chute du régime. Le comminuqué final diffusé à l’occasion fait état de la création d’un CRAN Burkina Faso. Mais aucune allusion de médiation ou d’analyse quant à la situation politique qui prévalait.
Beaucoup d’observateurs qui ont vu l’image de Louis-Georges Tin et Guy Samuel Nyoumsi entourant le président Compaoré ont estimé que l’association des noirs de France ( ou ses dirigeants) a choisi le camp de la dictature contre celui du peuple. Pendant que les Burkinabés manifestaient, le CRAN devisait avec le puissant du jour.
