Bien qu’étant la locomotive de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), le Cameroun présente l’un des SMIG les plus bas de la sous région. Avec 28 210 FCFA (à peine 43 euros), les 200 000 salariés de la fonction publique ont multiplié les demandes de revalorisation à l’approche de la fête du travail. la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) et l’Union des syndicats libres du Cameroun (USLC) proposent à l’Etat de porter le salaire minimum garanti à 50 000 FCFA (76 euros).
Depuis 2008, le SMIG camerounais n’a pas été revalorisé. Pendant ce temps, le Gabon a doublé son SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) passé de 80 000 à 150 000 F CFA (306 dollars) à l’exclusion du personnel des collectivités publiques et des domestiques.
Un autre pays a récemment emprunté l’exemple de « l’émirat » pétrolier d’Afrique centrale. il s’agit de la Côte d’Ivoire qui a fait passer le SMIG de 36 607 FCFA à 60 000 FCFA (92 euros), en augmentation de 39%. En Afrique de l’Est, l’Ethiopie qui ne dispose pas d’un SMIG formel applique un salaire minimum compris généralement entre 320 et 360 birr, soit entre 16 dollars et 19 dollars.
Ces augmentations sont en général insuffisantes pour suivre une augmentation exponentielle des composantes du panier de la ménagère, du loyer, de l’essence et de l’électricité.