Le Congo a présenté la candidature de l’actuel sous-directeur général pour l’Afrique, Firmin Matoko, au poste de Directeur général de l’Unesco, l’institution onusienne dédiée à la culture et à l’éducation.
Par Rodrigue Fenelon Massala
La course pour le poste de Directeur général de l’Unesco s’enrichit d’un nouveau candidat de l’Afrique subsaharienne. Le Congo a positionné Firmin Matoko, actuel sous-directeur de l’Unesco, pour diriger l’institution onusienne responsable de la culture et de l’éducation.
Suite au retrait de l’ambassadeur du Gabon à Washington, Nelson Messon, le Congo a saisi cette opportunité pour proposer un candidat expérimenté de l’Unesco face au candidat égyptien, qui n’a pas encore obtenu le soutien de toute l’Afrique.
Diplômé en sciences économiques de l’Université « La Sapienza » de Rome, en sciences politiques et relations internationales de l’Université Cesare Alfieri de Florence et du Centre d’Études diplomatiques et stratégiques de Paris, M. Matoko occupe actuellement le poste de Sous-directeur général du Secteur pour la Priorité Afrique et les Relations extérieures de l’UNESCO. Il coordonne politiquement et stratégiquement les actions de l’UNESCO en Afrique.
M. Matoko a également été Directeur du Bureau de liaison de l’UNESCO avec l’Union Africaine (UA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ainsi que représentant de l’UNESCO en Éthiopie. Il a dirigé les bureaux multi-pays de l’UNESCO à Quito (Équateur) et à Bamako (Mali), et a une solide expérience dans la prévention des conflits en Afrique, ayant été pendant plusieurs années Chef de la Section Éducation pour la paix, les droits humains et la démocratie, Responsable des programmes de la culture de la paix au siège de l’UNESCO à Paris.
Il est l’auteur de l’étude « Les fondements endogènes d’une culture de la paix en Afrique : Mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits en Afrique, publication UNESCO, 1999 » et de plusieurs rapports sur la culture de la paix en Afrique, en Asie et en Amérique latine, régions où il a mené de nombreuses missions.
Lauréat du Prix International de Littérature (section : Essai Politique) décerné par l’ADELF (Association des Écrivains de Langue Française) pour l’ouvrage « L’Afrique par les Africains. Utopie ou révolution, Éd. L’Harmattan, Paris, 1996 », traduit en italien : L’Africa Degli Africani, Utopia o Rivoluzione, Casa Edit. Mazziana, Verona, 2002.
Les enjeux de l’éducation et de la diversité culturelle seront sans doute au cœur de l’agenda de M. Matoko, qui connaît bien les défis de positionnement de l’Unesco dans le contexte de la mondialisation. La compétition s’annonce intense, selon plusieurs observateurs.


