Par Rodrigue Fénelon Massala, envoyé spécial à Addis-Abeba.
Selon des informations exclusives de Financial Afrik, le 38ème Sommet de l’Union Africaine a failli être le théâtre d’un incident qui aurait pu entacher la dernière réunion présidée par Moussa Faki. En effet, plusieurs États membres ont manifesté leur opposition à la prise de parole à distance du président Volodymyr Zelensky, suite à une invitation lancée sans leur consentement par le président de la Commission.
Selon nos sources et les correspondances consultées , cette opposition traduit les divisions au sein du continent concernant la guerre en Ukraine. Certains pays africains, entretenant des relations historiques avec la Russie, ont adopté une posture de neutralité ou de non-alignement face au conflit russo-ukrainien. D’autres, par contre, penchent pour une coopération renforcée avec l’Ukraine et l’Occident. Ces divergences se sont déjà manifestées lors des votes à l’ONU concernant les résolutions sur le conflit, que ce soit au sein du Conseil de sécurité ou à l’Assemblée générale.
Des pays tels que l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Égypte, et la Guinée Équatoriale ont clairement rejeté la possibilité d’une intervention de Zelensky au sommet. De plus, le revirement géopolitique récent, marqué par le rapprochement entre Trump et Poutine pour résoudre la crise ukrainienne, a, d’après nos sources, contribué à l’échec de l’initiative de Moussa Faki.
En conclusion, il apparaît que de nombreux États africains refusent d’être perçus comme prenant parti dans un conflit qui ne les touche pas directement, alors que l’Afrique est elle-même confrontée à de multiples crises, telles que les tensions entre la RDC et le Rwanda, la crise soudanaise, la crise libyenne, ainsi que la crise diplomatique entre l’Algérie et le Maroc.


