La Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Umoa) a démarré la réunion des ministres en charge de l’Aménagement du territoire et de la Gestion des frontières des Etats membres ce jeudi 4 juillet, à Dakar. Les travaux portent sur la validation politique du Schéma d’aménagement transfrontalier intégré du bassin du Fleuve Sénégal (SATI-BFS), dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’aménagement du territoire sous régional.
Présidés par Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires du Sénégal, les travaux permettront aux ministres de procéder à la validation politique du SATI-BFS et son plan d’actions à travers l’approbation du rapport des experts sectoriels.
Selon les informations, la mise en œuvre du SATI permettra de renforcer la résilience et d’accélérer le développement des villes frontalières au sein de ce marché de plus de 300 millions de personnes de l’espace économique et social sous régional et consolider les liens sociaux entre les peuples, de manière à renforcer les corridors routiers et ferroviaires.
Pour le ministre sénégalais, « le développement des villes et des territoires doit être pensé de manière harmonieuse, durable et inclusive. Il est donc de la responsabilité des gouvernants de veiller à ce que le développement urbain et territorial se fasse dans le respect des équilibres environnementaux, sociaux et économiques. Le SATI devra ainsi contribuer à promouvoir des politiques d’urbanisme et d’aménagement des territoires qui favorisent la cohésion sociale, la résilience face aux changements climatiques, et le développement économique équitable pour tous ».
Ce Programme de coopération transfrontalière est appuyé par l’Uemoa avec la concours de la Suisse. A travers cette initiative, la commission invite les Etats et les différents acteurs à proposer et à réaliser des projets communs, structurants et concrets qui sécurisent les populations, et qui répondent à leurs besoins en termes d’interpénétration et d’intégration économique et sociale, a fait savoir Jonas Gbian, commissaire chargé du Département de l’Aménagement du territoire communautaire et des Transports (DATC).
A ce jour, un certain nombre de schéma d’aménagement transfrontalier intégré sont en cours d’élaboration dans l’Uemoa. Il s’agit notamment des SATI de la zone Sikasso Korogho Bobo Dioulasso (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire), de l’espace IRSAHEL (Burkina Faso, Mali, Niger), du Dendi Ganda (Bénin-Niger-Nigeria) de la bande Côtière Sud Bénin et Togo, de la Volta Noire (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana) et du Bassin du Fleuve Sénégal.
Partenaire aux côtés de l’UEMOA « depuis dix ans, la Suisse accompagne deux projets notamment le programme de coopération transfrontalière locale et le programme de décentralisation financière en Afrique de l’Ouest. La Suisse a mobilisé pour ces deux programmes 22 millions de francs suisses, soit environ 17 milliards de francs pour la mise en œuvre de ces programmes », a expliqué Andrea Semadeni, ambassadeur au Sénégal, au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali et en Mauritanie.




