Le fournisseur de mini-grids Husk Power Systems a annoncé ce mardi 24 octobre avoir réussi à mobiliser plus de 100 millions USD afin d’accélérer la croissance des mini-réseaux solaires communautaires dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.
Dans les détails, le constructeur de mini réseaux solaire a conclu un financement de série D de 43 millions de dollars. Il s’agit de la levée de fonds la plus importante jamais réalisée par une entreprise dans le secteur des mini-réseaux.
Par ailleurs, la société a obtenu un appui supplémentaire de 60 millions USD auprès de plusieurs institutions financières, dont la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Société financière internationale (SFI), FMO. Ce qui donne un montant global de 103 millions USD récolté auprès des institutions financières et investisseurs en capital risque, dont STOA Infra & Energy, US International Development Finance Corporation et Proparco , Shell Ventures, et Swedfund.
« Ces capitaux permettront de soutenir les ruraux africains en particulier les jeunes et les femmes, afin d’accéder à l’électricité, qui est fondamentale pour asseoir le développement socioéconomique », a laissé entendre Manoj Sinha, cofondateur et directeur général de Husk.
Cibles
HPS a indiqué que les deux tiers du capital iront à l’Afrique subsaharienne, marquant une étape majeure vers son objectif de mobiliser 500 millions USD pour atteindre 2500 mini-réseaux sur le continent dans le cadre de son initiative Africa Sunshot. Le nouveau capital, souligne-t-elle, financera 1400 nouveaux mini-réseaux, près de 300 000 nouveaux raccordements (dont un tiers de MPME) et évitera 350 000 tonnes de CO2 liées au remplacement de la production diesel, tout en créant 2500 nouveaux emplois directs.
Husk qui a procédé à sa première levée de fonds en 2018 avec 25 millions USD, indique aujourd’hui avoir multiplié par 20 sa flotte pour atteindre plus de 200 mini-réseaux hybrides solaires sur deux continents, touché 500 000 personnes, servi plus de 10 000 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et évité 25 000 tonnes de CO2.–




