Les énergies renouvelables pourraient représenter jusqu’à 85 % de la production d’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2030, si les objectifs nationaux en matière d’énergie et de climat sont atteints. C’est ce qui ressort du nouveau rapport « World Energy Transitions » de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA, de l’anglais International Renewable Energy Agency), publié ce mardi 24 octobre.
Selon le document, le continent a besoin d’un financement concessionnel d’environ 28 milliards USD par an pour atteindre tous ses objectifs énergétiques et climatiques. Dans cette optique, l’agence souligne que l’Afrique doit impérativement doubler ses investissements énergétiques au cours de cette décennie.
Pour y parvenir, le continent doit envisager un besoin annuel de plus de 200 milliards USD de 2026 à 2030, dont les deux tiers sont alloués à des initiatives en matière d’énergie propre. Ce qui représente un investissement de 25 milliards USD par an, représentant une part relativement faible du total requis, soit seulement 1 % de l’investissement énergétique mondial actuel.
Défis et recommandations
Selon l’IRENA, les projets d’énergie propre en Afrique sont confrontés à nombreux défis notamment financiers, réglementaires entre autres. Ces facteurs diminuent la viabilité commerciale des projets, en particulier dans les régions où les industries des énergies propres en sont à leurs débuts. Ils limitent aussi l’entrée de nouveaux investisseurs dans le secteur. L’organisation affirme que pour surmonter ces obstacles, de nombreux projets en Afrique nécessitent un soutien concessionnel avec l’apport de capitaux privés.
L’IRENA recomande, par ailleurs, que l’Afrique doit tout faire pour accroître ses investissements énergétiques dans les prochaines années, car elle sera confrontée à une forte demande en énergie. Ceci du fait qu’elle abritera un cinquième de la population mondiale d’ici 2030. Aussi, dit-elle, les gouvernements doivent veiller à assainir le milieu (réformes, législations…) pour augmenter davantage les investissements énergétiques qui ont connu une baisse substantielle de près de 45 % depuis leur pic de 2014. Une contre-performance principalement liée à la réduction des investissements dans le secteur pétrolier et gazier.




