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CEMAC : la BEAC prélève 160 milliards de FCFA dans les banques en deux jours

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) reste dans sa logique d’assèchement des comptes des banques commerciales de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). En 48 heures, du 21 au 22 août 2023, elle vient de prélever 160 milliards de FCFA dans ce type d’établissements bancaires dans les six pays de…

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) reste dans sa logique d’assèchement des comptes des banques commerciales de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). En 48 heures, du 21 au 22 août 2023, elle vient de prélever 160 milliards de FCFA dans ce type d’établissements bancaires dans les six pays de cette zone constituée du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la RCA et de la Guinée équatoriale.

L’on apprend ainsi que, le 21 août 2023, au terme d’une offre de reprise de liquidité à maturité longue de 50 milliards de FCFA, la BEAC a ponctionné 30 milliards de FCFA. Le lendemain, les banques commerciales de la CEMAC ont été délestées de 130 milliards de FCFA. C’était lors d’une opération au cours de laquelle la BEAC se proposait de reprendre 150 milliards de FCFA au total.

Ces différentes opérations de ponction de liquidités rentre dans le cadre de la stratégie d’assèchement des banques entreprise par la BEAC depuis 2021. Selon les analystes financiers locaux, il s’agit pour la banque centrale des six États de la zone CEMAC de « restreindre l’accès au crédit afin de lutter contre l’inflation annoncée en 2023 à 6,1%, soit deux fois le seuil communautaire de 3% ».

Pour autant, ce durcissement de la politique monétaire, avec des hausses répétées des principaux taux directeurs, l’intensification des opérations de reprise de liquidité dans les banques et la suspension des opérations d’injection de liquidité n’ont pas donné les résultats escomptés. Ainsi, l’on observe que les tensions inflationnistes persistent dans la CEMAC. Et pour cause, selon le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, « seulement 20% de l’inflation galopante dans la zone CEMAC est d’origine monétaire et peut être maîtrisé par la BEAC ». En clair, sa politique monétaire de durcissement n’a aucun effet sur 80% de l’inflation.

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